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John NASH


Compagnon
Compagnon
La science progresse et finira sans doute par tout expliquer. Comprendrons-nous alors le sens de la vie ou serons-nous des dieux sidérés ?

Trente


Apprentis
Apprentis
Ce n'est pas chercher à comprendre la vie que le chemin de la vie, ma la vie elle-même qu'il faut chercher. Comment comprendre la vie lorsque l'on ne régne pas dessus?

PF


Modérateur
Modérateur
La connaissance de la vie, n'empêchera jamais l'Homme de chercher son chemin, il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi …

http://www.glfmm.org

John NASH


Compagnon
Compagnon
Le sujet de mon post n'était pas tant de comprendre la vie, mais d'en comprendre le sens, ce qui est très différent. Comprendre la vie requiert de l'étudier, domaine par domaine; c'est affaire de science.
Le cheminement maçonnique nous positionne à un niveau plus élevé et nettement moins exigeant en terme de connaissances scientifiques. Se pose à nous la question des valeurs, avec son pourquoi ? Répondre à cela implique une prise de conscience de l'identité de l'être humain : qui suis-je ? Que sommes-nous ? Ma réponse, qui n'engage que moi et qui est imprégnée de mes croyances, est que nous sommes constitué d'une petite part d'humanité et d'une très grand part de spiritualité. D'où le cheminement initiatique des Frères de Memphis Misraïm, à la recherche de leur dimension spirituelle. Cette quête initiatique est forcément ésotérique. L'exotérique n'étanche pas cette soif de connaissance identitaire, pas plus que le "comment ça marche", concernant notre partie humaine et matérielle.

Bien à vous

Trente


Apprentis
Apprentis
PF dit: La connaissance de la vie, n'empêchera jamais l'Homme de chercher son chemin, il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi …

...je pense que nous ne parlons pas de la même vie. Celle dont je vous parle est faite d'indépendance, celle dont vous me parlez de dépendance. Comme deux arbres dont l'un marquerait les saisons et l'autre non. L'un perd ses feuilles et l'autre non.

Jonh Nash dit: Le sujet de mon post n'était pas tant de comprendre la vie, mais d'en comprendre le sens, ce qui est très différent. Comprendre la vie requiert de l'étudier, domaine par domaine; c'est affaire de science.

...pour ce qui est de l'arbre qui marque les saisons c'est affaire de science, mais pour ce qui est de celui qui ne les perd pas, non. Parcequ'il est est indépendant des saisons, il n'y est pas soumis, pas tributaire. L'homme dans sa vie de son commencement à sa fin est soumis à sa propre saison, cela relève de la science, il est soumis à son corps, il en est tributaire... Mais si l'homme parvient à règner sur son corps alors il ne verra pas sa propre mort: jamais. Pour ce dernier ce n'est plus affaire de science mais de ce qui est venu se dresser "en lui" de lumière pour l'éclairer.

Vous comprenez!? J'ai beaucoup de mal à croire que quelqu'un le puisse mais comme l'on dit, qui ne tente rien n'a rien: j'aurais au moins essayé. La science est une bonne méthode pour expliquer notre monde, nous savons au moins pourquoi, de quoi, comment et à peu près quand nous mourrons. C'est une bonne méthode que de savoir comment, pourquoi, ou et quand lutter pour notre vie. Lorsque nous sommes malade nous allons chez le mèdecin en règle générale on en ressort en recouvrant la santé. Mais on y reviendra inlassablement jusqu'à son dernier jour...

La vie dont je vous parle n'a pas de fin et ne connait pas de maladie. C'est un début sans fin. Elle n'est soumise à rien.Mais avant de le savoir faut-il régner sur celle de la terre et voir se dresser en soi la lumière. Quelqu'un sait-il de quoi je parle ou non!? En cela, qu'étant non, je ne serai que passante. Pour ce qui est du sens de la vie tributaire si vous lui trouvez un sens je vous tire mon chapeau. Selon moi elle n'en a aucun si ce n'est d'être esclave.

Trente


Apprentis
Apprentis
John Nash dit: Ma réponse, qui n'engage que moi et qui est imprégnée de mes croyances, est que nous sommes constitué d'une petite part d'humanité et d'une très grand part de spiritualité.

(Je suis revenue sur votre message...) Pourquoi vous qualifiez-vous ainsi dans cette réponse? Elle m'interesse votre spiritualité qu'elle qu'elle fusse. Je ne sais pas de quoi je suis faite, je sais que je ne suis pas faite comme les autres, ceux qui ne sont pas comme moi, tous ceux qui ne le sont pas et sont effroyablement nombreux. J'entends, telle que je suis construite "je suis faite"... Mais ce qui m'a construite ce n'est pas mon oeuvre, ce n'est pas moi qui me suis faite, qui me suis érigée. Tout comme un enfant est fait de ses parents comme ils l'entendent pour les rendre heureux. Moi aussi j'ai été faite.

Je ne dirais pas que je suis plus spirituelle qu'humaine ou plus humaine que spirituelle. Je suis confondue dans ce que je suis comme la sève et le tronc de l'arbre sont indissociables. Sans mon tronc ou serais-je? et sans ma sève que serais-je si ce n'est un arbre mort. Je sais au moins que je suis l'un avec l'autre. Je sais peu, mais le peu que je sais c'est ma fortune, mon trésor. Savoir que l'on est c'est peu, mais c'est tout je le pense.

John NASH


Compagnon
Compagnon
"Pour ce qui est du sens de la vie tributaire si vous lui trouvez un sens je vous tire mon chapeau. Selon moi elle n'en a aucun si ce n'est d'être esclave"
Du coup, votre vie possède un sens... Même si ce dernier n'est pas confortable.

Longemps je me suis demandé si mon travail de Franc Maçon consistait à trouver le sens de la vie ou à construire un sens à ma vie. N'ayant pas encore réussi à répondre à la question de Leibnitz (pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien), je me suis attelé à construire du sens à ma vie et ma fois, je le vis plutôt bien, même très bien. Je sais, tout cela n'est qu'illusion ; du coup, pourquoi ne pas jouer avec l'illusion ? Les réponses définitives et sans appel nous seront données après la mort de l'enveloppe physique, je pense, lorsque nous aurons rejoint la Source de toute chose... Mais je ne suis pas pressé.

D'où le lien que je fais avec votre phrase (que j'ai reprise ci-dessous). Elle me fait penser à une phrase d'un maître de la science initiatique : "Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur" (Mat 6, 21)
"Je sais peu, mais le peu que je sais c'est ma fortune, mon trésor. Savoir que l'on est c'est peu, mais c'est tout je le pense."

Trente


Apprentis
Apprentis
Humm, comme j'aime... Celui dont vous parlez dit aussi ceci: Qui est vivant et croit en moi ne mourra pas. La vie véritable n'est pas une illusion mais je vous accorde que l'on puisse concidérer qu'elle le soit dans celle que nous vivons "en dépendance" de ce monde qui est comme un autre corps. Un second, tel est le monde, l'univers que représente notre terre: un corps qui peut être mis à mort pour que se libère le second qui est notre enveloppe, notre habit, ce dont notre "moi" (l'être) est vétu...

Dans la vie dont je vous parle (genèse) il faut être tout nu, plus nu que le serpent, sans honte pour ne pas se cacher. Et n'être dépendant d'aucun des deux: misérable est le corps qui dépend d'un autre corps et misérable est le moi intérieur (psyché) qui depend des deux... Cette parole est aussi la sienne accessible aux gnostique. Vous voyez bien qu'il faut être tout nu. Vrai qu'ils sont beaux les lys du champs et vrai que Shelomo n'était pas vétu comme eux.

Je suis fatiguée de ces gens bien vétus. Fatiguée de leurs parures... Je vous souhaite de ne pas l'être ou comme le lys du champ ne l'être que simplement. N'attendez pas de mourir pour vivre, vous seriez dans l'erreur pour mourrir simplement. Vivez maintenant dans votre commencement (comme sont les petits enfants: vides.) et vous ne verrez pas la mort. C'est lui, celui que vous citez qui vous a faites cette promesse, comment ne l'avez vous pas entendu!? Vivez maintenant! et vous ne verrez pas la mort; vous ne mourrez pas... Jamais!!

Il n'est pas mon maître, il est mon amour plus que les autres et plus encore.

Trente


Apprentis
Apprentis
à la question de Leibnitz (pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien),

Parceque la vie ne supporte pas le vide, puisqu'elle en a besoin pour exister. L'histoire du vin nouveau... L'homme est plein de son propre vin, plein comme une barrique de sa propre connaissance, buvant à la source de ce monde, au corps de ce monde qui lorsque on le tue ce monde, ce deuxième corps pour refuser de s'y nourrir de s'y abreuver meurt et c'est une charogne. Celui qui découvre la charogne alors le monde n'est plus digne de lui et le pauvre n'a plus ou se nourrir, ni ou boire et il devient affamé, assoiffé... (Immense est le trésor de celui-là.) Si vous trouvez la bouche de dieu lui-même alors vous pourrez boire autre chose qui sera comme un vin nouveau et vous assoir à sa table pour y manger son pain qu'il a un jour fait descendre du ciel. (Mangez moi, buvez moi... )

Faites de ces deux images une seule image: le quelque chose et le rien. Et l'image sera comme dieu: unique. Un royaume ne peut être divisé ou il ne subsiste pas. Parceque le quelque chose n'est rien et tout. Parceque le rien est quelque chose. Que cherchez-vous? (J'espère que vous cherchez, parceque celui qui cherche: trouvera. Alors j'espère intensément... )

John NASH


Compagnon
Compagnon
Si si, j'ai entendu l'appel ! Il y a... quelques temps déjà. Depuis je cherche. Au début je me suis pris très au sérieux; maintenant je cherche en m'amusant. C'est une bonne façon de me renouveler régulièrement afin de supporter la fermentation du vin nouveau. A l'époque de la parabole en question, les outres n'étaient pas autre chose que des estomacs de brebis. Les vieilles outres perdaient leur souplesse et se craquelaient sous l'effet des ferments acides du vin nouveau. Alors, bien que soumis à la linéarité du temps, j'essaye de ne pas être une vieille outre tout au long de ma vie de chercheur !

Alchimiquement Votre !

Trente


Apprentis
Apprentis
Vous ne me dites pas ce que vous cherchez. Est-ce indiscret de vous le demander? ( Si tel est le cas ne répondez pas bien sûr...)
Il est vrai que cette vie pour ma part trouve son sens. Je connais son sens en cela que tout mon vécu, toutes mes expériences, tous mes jours depuis ma naissance contribuent aujourd'hui à pouvoir "tout entendre" pour le comprendre... Et misérable est cette existence mais quelle merveille de voir surgir d'une si grande pauvreté une telle richesse. De tous mes maux, de mes peines, de mes joies vécues en quarante ans se trouvent cachées les images necessaires à cette unique reconnaissance de son existence.

Tout ce que je veux savoir est en moi. Une vie d'esclave pour me bâtir, pour me construire (lui-même) en lui-même... En cela, que je sois bien résolue à faire usage-de-moi-même pour unifier cette existence qui est la mienne. Ma mémoire est le référentiel d'un retour certain vers ma propre source. Quand a savoir qui je suis!? Si ce n'est lui-même parceque ce ne peut être rien. Je suis une architecture, une maison, une demeure qu'habite une étrangère.

Trente


Apprentis
Apprentis
PS: Et vous, qui êtes-vous? Vous dites que vous le trouverez dans votre mort sur votre post précédent, or, les élus ne verront pas la mort. Seriez-vous un élu qui s'ignore?

Qui sont ces maîtres de votre loge? Que vous enseigne t-il "à faire" de sa parole? ( Je suis assez réticente aux hiérarchies des hommes, je ne m'y sens pas à l'aise, je n'aime pas leur autorité. Je n'ai pas connu de juste, vous comprenez.)

John NASH


Compagnon
Compagnon
Trente vient de passer Apprenti (sur le forum) ! Viva ! Frère 2nd Sur.°. je te passe le relai, normal !

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